tu annules et tu reportes à cause de ton travail. cest moi qui te rappelle. tu me dis que tu navais pas oublié. nouveau rendez-vous. tu retardes et arrives en retard. je ne dis rien. tu me reproches de ne pas tavoir attendu dehors alors que je tai eu au téléphone il y a quelques minutes et tai dit que je tattendais à côté du piano. a priori il ny a pas de piano à lextérieur. je te demande si tu as trouvé mal poli que je sois entré sans toi. tu réponds que non. tu nes pas capable de me dire comment tu trouves cela. tu dis que tout le monde nagit pas de la même façon. certes. ce nétait pas non plus pour savoir à quoi je ressemblais. tu ne trouves rien à rien parce que tu ne comprends rien, cest visible. en fait, tu nas pas écouté ce que je tai dit au téléphone. la suite nen sera que moins surprenante. tout de suite, tu me dis que je ne suis pas du tout ton type physique : « tu sais, nous avons des types ». à ta façon de me parler depuis le début, tu mabaisses pauvre conne que tu es. tu pratiques la pnl. parfait. tu te pratiques parfois. je vais ten foutre de la pnl en pleine gueule. tu ne sais pas que qui tu es tombée. ta pnl ne va pas taider pour ça. nous décidons rapidement de mettre fin à notre entrevue et de ne pas boire de verre. merci la pnl qui ta sans doute permis de déceler un certain énervement de ma part. étonnant non. dehors tu me dis quà lavenir je ferais mieux de fournir une photographie et de me décrire physiquement. premièrement, je me suis décrit. deuxièmement, tu ne mas pas demandé de photographie. je nai pas de type de merde comme toi, il est vrai. tu reconnais tout de même ne pas men avoir demandé mais tu dis préférer les personnes un peu rondes et tu croyais me lavoir dit. eh bien non, tu ne mavais rien dit pauvre débile. comment une personne mesurant 1,77 m et pesant 63 kg peut-elle être ronde. je ne suis pas débile comme toi au point daller à un rendez-vous que je saurais foireux. évidemment je me rebiffe un minimum. en ce qui me concerne, je naime pas les gens qui annulent, reportent ou arrivent en retard mais jessaie toujours daller un peu plus loin, à raison parfois. je ne marrête pas à des a priori parce que jaurais le rectum obstrué par des fécalomes sinon. tu me quittes en me souhaitant bonne chance dans mes recherches et tu te souhaites la même chose, sans me laisser le temps de réagir. bien entendu. je réprime ma violence. ce nest pas lenvie de te balancer toute ta connerie à la gueule qui me manque. tu te fous de ma gueule en plus. tu mérites une trace que ces lignes permettent. ton prénom : delphine, deux ans de moins que moi. comment te qualifier en un mot. coincée. delphine tu es une grosse conne qui fait chier lhumanité vivante. tu es du côté de la mort. à ce titre, tu es mon ennemie. je navais rien voulu croire sur toi : jai acquis en quelques instants la certitude que tu nes rien. « ce qui manque à mon bonheur, cest dêtre heureuse avec quelquun dont je serais amoureuse. ». je suis pure, je suis dune beauté intérieure sans borne. je me fous en partie du monde, pour survivre. ce qui a dû mattirer en toi ce sont les emmerdes, la connerie à létat pur. autant de connerie inassumée, autant de culte du malheur faute dexigence suffisante et réciproque, autant de destruction gratuite de soi et des autres me fascine mais finit par ma clouer sur place. or je préfère les mouvements. je sais que je lutterai toujours contre ça, je nen serai jamais prisonnier. jespère pour toi que tu y verras clair un jour ou lautre sinon tu risques bien de finir par men vouloir davoir été lucide. cela mapprendra aussi à jouer au sauveur. il ny a pas de sauveur, encore moins de joueur-sauveur. à chacun dassumer sa solitude. et puis, navoir aucune vision de lavenir, ne pas sinscrire dans une évolution est la marque dun petit ego détestable, dun égoïsme au sens commun et flagrant du terme. nous ne sommes pas du même bord, sans doute, et à mon grand désespoir, pour très longtemps. que faire alors. séviter, saffronter, mais il ny a de toute façon pas daffrontement équilibré, en réalité pas damitié possible. alors plutôt changer dair en allant voir ailleurs ou le renouveler parce quil y a mieux à faire. je ne suis pas complètement passif, pas pour la mort ; je suis pour la vie.